Images et impressions
d'une manifestation réussie.
(communiqué de la Fédération Informatique et Liberté
- http://vie-privee.org)
La manifestation de samedi 29 « Un Mur du Son contre le Mur des lois » était
particulièrement réussie. Plus de 1500 personnes ont défilé sous un soleil
radieux le long du canal de Place du Colonel Fabien à Bastille, au son de
musiques libres.
Défenseurs des libertés, acteurs d'internet, défenseurs du Libre, associations
d'auteurs, d'artistes et de musiciens, représentants de la société civile,
d'ONG et de partis politiques , toute une communauté soudée est descendue
dans la rue pour dénoncer les atteintes croissantes à la vie privée , à la
liberté d'expression et d'information et au libre usage des outils et créations
numériques.
Libertés fondamentales remises en cause par un arsenal législatif concédé
par le gouvernement et la majorité aux lobbies industriels.
Certains vont dire 1500 personnes c'est peu, eut égard à tous ceux qui sont
potentiellement concernés. Nous disons que malgré le week end de Pentecôte
et un temps de mobilisation très court, ce rassemblement a été particulièrement
efficace et large. L'appel s'est disséminé dans les réseaux comme une trainée
de poudre. Plus de 500 référencements sur Google. Pas moins de 45 organisations
ont rejoint l'appel. Des gens sont venus d'un peu partout, de Dijon, de Bordeaux,
de Lille, de Marseille, de Belgique et de Suisse, chacun représentant des
dizaines voire des centaines de personnes. Nous étions donc virtuellement
TRES nombreux.
Fait assez rare pour être souligné, les médias – en particulier les radios,
les agences de presse , certains quotidiens, ainsi que Canal Plus – ont annoncé
et suivi la manifestation, et relayé nos inquiétudes et nos revendications
concernant des lois qui, parce qu'elles touchent à l'information, à la culture
et aux savoirs, ne concernent pas seulement les internautes et quelques experts
mais tout le monde.
Seule l'AFP s'est permis de diffuser une dépèche mensongère, faisant état
de 300 participants. Un chiffre inférieur de plus du double à celui de la
police, et dont ils auraient pu constater l'insuffisance si ils avaient pris
la peine de venir sur place. Nous espérons qu'ils prendront la peine de rectifier
cette « erreur ».
A contrer par tous les moyens tous les textes de loi qui pénalisent et judiciarisent
les usages, les expressions et les opinions non conformes aux lois du marché.
A maintenir ce front commun pour exiger un internet libre, respectueux des
libertés et de la vie privée. Et protéger ce réseau d'échange et de partage
de la culture et des savoirs des appétits de capteurs de rentes.
Le 30 mai 2004